La première règle est de choisir un agent ayant une bonne connaissance du marché local. Les prix variant parfois d'une rue à l'autre ou d’un quartier à l’autre, il est impératif que l'agence connaisse parfaitement ou soit située dans le quartier où se trouve le bien. Cela vous permettra d'obtenir une évaluation assez juste du prix, le professionnel se référant aux ventes de biens similaires dans le voisinage. Mais, sachez qu'aucune agence sérieuse ne vous donnera d'évaluation précise sans avoir visité votre logement. Privilégiez celles qui bénéficient d'une notoriété locale importante, le bouche à oreille jouant ici à plein. "En règle générale, les agences installées de longue date et qui ont survécu à toutes les crises du secteur sont de bons choix".
. Faut-il préférer une agence de réseau, tel Century 21, Laforêt, Orpi ou Guy Hoquet, ou un agent indépendant ?
En fait, les réseaux sont généralement constitués d'indépendants franchisés et la qualité du service dépend avant tout du responsable de l'agence. Toutefois, ces enseignes sont de plus en plus souvent adossées à de grands groupes bancaires et doivent répondre à des objectifs de rentabilité. Résultat, les commerciaux sont engagés dans une course aux mandats de vente, quitte à surestimer la valeur des biens pour séduire les vendeurs... et à rendre ensuite plus difficile la vente. Mieux vaut donc être vigilant et demander plusieurs évaluations.
. Vérifiez le sérieux de votre interlocuteur
Une fois la porte de l'agence franchie, il faudra, au détour de la conversation, vous assurer que l'agent immobilier est titulaire d'une carte professionnelle, aussi appelée "carte grise". Elle est obligatoire depuis la loi Hoguet, imposant que chaque agent soit déclaré en préfecture, et justifie de l'aptitude à exercer cette profession. Pour l'obtenir, il faut avoir pratiqué ce métier pendant au moins 4 ans ou avoir obtenu un diplôme du niveau de la licence en droit. En outre, la carte professionnelle assure une garantie financière qui protège les clients contre toutes conséquences d’un détournement de fonds. Le montant de cette garantie doit être affiché bien en vue dans l'agence. Plus il est élevé, plus l'agent immobilier peut recevoir de fonds, notamment ceux remis par l'acheteur lors de la promesse ou du compromis de vente.
Le plus souvent, le premier contact a lieu avec un négociateur ou un commercial de l'agence, parfois sans grande formation et dépourvu de carte professionnelle. Ces négociateurs sont généralement rémunérés à la commission. "Un système précaire qui explique la jeunesse et le turn over de ces commerciaux sans formation particulière et pas toujours aptes à assurer la vente dans les meilleures conditions". Afin d'éviter toute déconvenue, vérifiez que le mandat de vente est bien signé par un agent immobilier doté d'une carte professionnelle.
Sachez aussi qu'un agent sérieux doit vous poser un certain nombre de questions avant de faire signer un mandat. Il doit notamment vous demander le montant de vos charges et des impôts locaux, vérifier que le bien n'est pas hypothéqué et que vous pouvez justifier d'un titre de propriété. En outre, s'il s'agit d'un couple marié sous un régime de communauté de biens, les deux époux doivent signer le mandat.
. Mise en valeur et diffusion de votre annonce
La manière dont votre annonce sera mise en valeur et diffusée sera un élément déterminant pour que votre bien soit vendu. N’hésitez donc pas à demander à votre agence les moyens dont elle dispose pour la valoriser :
– Votre annonce sera-t-elle dans la vitrine de l’agence ?
– L’agence dispose-t-elle d’un site internet qualitatif ?
– Diffuse-t-elle ses annonces également sur les principaux portails immobiliers ?
– A-t-elle recours à des annonces dans la presse locale et dans des magazines spécialisés ?
Ce sont autant d’éléments qui vous assureront une meilleure visibilité et faciliteront la vente.
. Choisissez le bon mandat de vente
La dernière étape pour confier votre bien à un agent immobilier : la signature d'un mandat de vente. Il en existe trois sortes.
Avec un mandat simple, vous confiez la même mission à plusieurs agences tout en gardant la possibilité de traiter directement avec un acquéreur. Avantage : vous touchez un public très large. Mais vous prenez le risque que les acheteurs, en effectuant leur sélection sur Internet, se rendent vite compte que le bien est proposé par plusieurs agences et à des prix différents, en fonction de leur évaluation et de leurs honoraires. De quoi déconsidérer le bien et rendre sa vente plus difficile. Avec ce type de mandat, limitez-vous, en tout cas, à trois agences au maximum.
Deuxième solution, le mandat exclusif. En s'adressant à une seule agence, le mandant s'interdit aussi de vendre directement. Principale précaution avec un mandat exclusif : le limiter dans le temps. En général, il ne dépasse pas 3 mois, ce qui vous permet de retrouver plus vite votre liberté en cas d'échec.
Entre ces deux extrêmes, vous pouvez aussi choisir un mandat semi-exclusif : vous ne proposez le bien qu’à une seule agence, mais vous pouvez chercher vous-même un acquéreur. Vous gagnez en souplesse.
Dans le cadre du mandat exclusif et semi-exclusif, vous bénéficier de la mise en commun des fichiers de mandats, permettant une diffusion plus large de l'annonce. Service inter-agences (AMEPI), auxquels peuvent se connecter tous les professionnels adhérant.